L’Empire de Bruno Dumont : Le nouveau navet français

L’Empire ou le « Star Wars à la française » ? Soyons sérieux…

Le nouveau film de Bruno Dumont, L’Empire, se veut être une réponse française à la saga d’une galaxie lointaine, très lointaine. Mais soyons un peu sérieux deux minutes : cette bouse n’est pas un Star Wars. Ce n’est pas parce que vous agitez trois sabres laser dans un champ du Nord de la France que vous faites de la science-fiction.

Il est crucial de rappeler ce que sont les codes de la science-fiction, car mettre des vaisseaux spatiaux à l’écran ne suffit pas à valider un genre.

Les codes de la SF aux abonnés absents

Dans un vrai film de genre, l’univers doit être cohérent. Dans ce navet, il n’y a aucune construction de monde :

  • L’armée est absente : Un conflit galactique sans force militaire, sans stratégie, juste quelques personnages qui errent.
  • Zéro amélioration visuelle : La technologie n’a aucun impact sur l’environnement. C’est le vide total.
  • Une colorimétrie aux fraises : On nous parle d’une invasion, mais où sont les couleurs froides ? Où est l’esthétique spatiale ? On reste sur une image naturaliste qui jure complètement avec les effets spéciaux « posés » là par hasard.
  • Une ambiance sonore plate : Où est la musique sombre, angoissante, celle qui vous prend aux tripes lors d’un combat spatial ? Ici, rien. On s’ennuie.

Le naufrage du Box-Office : Une exception française ?

Parlons des chiffres, car ils ne mentent pas, que ce soit en France ou dans le monde. Avec un budget de plusieurs millions d’euros pour seulement 75 000 entrées en France, c’est un échec cuisant.

Heureusement que ce genre de film ne cause pas la faillite des salles à l’étranger. Pourquoi ? Parce que la France est le seul pays au monde où les salles et les productions reçoivent autant de subventions pour fonctionner. À l’étranger, la réalité est brutale :

  • Un distributeur qui achète un film non commercial prend de vrais risques financiers.
  • Une salle de cinéma étrangère qui programme un long-métrage a besoin d’attirer un public, sinon c’est la fermeture immédiate.

Conclusion : L’ego contre le cinéma

Mon analyse est simple : l’industrie française, par pur ego, semble détester le vrai cinéma populaire. On utilise les codes de la SF pour faire de l’intellectualisme de clocher tout en méprisant les bases du genre. Le système des subventions permet de produire des films que personne ne veut voir, pendant que le reste du monde mise sur l’efficacité et le respect du spectateur.

Il serait temps de se réveiller : le cinéma est un art, mais c’est aussi un partage avec le public. Sans public, il ne reste que l’ego d’un réalisateur seul dans son champ.