Audiovisuel français : Le mirage des années 60 face à la réalité du déficit.


1. Le constat : Une déconnexion générationnelle

L’audiovisuel public et le cinéma français semblent parfois bloqués dans un logiciel d’après-guerre (l’ORTF).

  • Audience vieillissante : En 2024-2025, la moyenne d’âge des téléspectateurs de France Télévisions dépasse les 65 ans. Le public jeune a déserté vers le streaming et les réseaux sociaux.
  • L’entre-soi : les thématiques abordées sont souvent perçues comme « parisiano-centrées », loin des préoccupations de la majorité des Français.

2. Le choc des chiffres (2024-2025)

  • Baisse de fréquentation : Après une année 2024 correcte grâce à quelques blockbusters (comme Un p’tit truc en plus), l’année 2025 a enregistré un recul brutal de près de 14 % (environ 157 millions d’entrées contre 181 millions en 2024).
  • La perfusion publique : Le cinéma français survit grâce à environ 1,2 milliard d’euros d’aides publiques par an.
  • Le paradoxe du coût : Certains rapports indiquent que pour les films les moins vus, l’État subventionne parfois chaque billet à hauteur de 50 € par spectateur. C’est un système qui produit beaucoup de films (plus de 250 par an), mais dont une grande partie ne trouve jamais son public.

3. Un modèle économique à bout de souffle

  • Le déficit du service public : Le gouvernement a dû procéder à des coupes budgétaires massives dans l’audiovisuel public en 2025 (plus de 80 millions d’euros de réduction par rapport aux trajectoires prévues).
  • La menace du streaming : Pendant que le cinéma français impose des règles strictes de diffusion (chronologie des médias), les plateformes comme Netflix ou Disney+ captent l’essentiel de l’attention et des budgets publicitaires.

« Peut-on continuer à financer un modèle qui ne parle plus qu’à une minorité avec l’argent de tous ? »

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