Le cinéma n’est pas politique, il est mouvement

En France, on entend souvent dire que « le cinéma est politique ». Il est temps de rectifier cette narration, qui n’a trop souvent servi de théâtre idéologique à une gauche bourgeoise, jalouse de la grandeur, du mérite et de l’innovation, et qui, par pur égocentrisme, a tenté de faire croire au peuple que le mérite n’existe pas.

Le cinéma n’est pas un lieu, c’est un art en mouvement

Le mot cinéma vient du grec kínēma, qui signifie mouvement. À l’origine, les lieux où l’on regardait des films s’appelaient des salles de projection, et non des « salles de cinéma ».

Le cinéma désigne le film, l’œuvre, le mouvement d’images — pas le bâtiment.
Dans l’inconscient collectif, l’usage systématique du terme salle de cinéma au lieu de salle de projection a entretenu une confusion durable. Une manipulation linguistique qui a fini par détourner le sens même du mot cinéma.

Le cinéma est avant tout une innovation

À la base, le cinéma est une innovation, nnover, c’est introduire quelque chose de nouveau, transformer l’existant, faire avancer l’art et la technique.

Rappelons-nous :

  • Les frères Lumière, qui ont innové en créant le cinématographe
  • Walt Disney, qui a innové en créant le premier long-métrage d’animation
  • Netflix, qui a innové en permettant au public de voir des films sans se déplacer

L’histoire du cinéma n’est pas une histoire politique, c’est une histoire d’inventeurs, de créateurs et de visionnaires.

Netflix n’a pas tué le cinéma, il l’a transformé

Quand j’entends une certaine gauche bourgeoise radicale française dire que Netflix a tué le cinéma, qu’il serait le diable, il est important de rappeler des faits simples :

Netflix, avec TF1, Canal+, Disney+, M6 et d’autres acteurs, finance le Centre National du Cinéma (CNC) à hauteur de plus de 200 millions d’euros.

Grâce à ces contributions, l’industrie audiovisuelle française bénéficie chaque année d’environ 4 milliards d’euros, pour :

  • les salles de projection (y compris art et essai),
  • les tournages,
  • la production audiovisuelle.

Et malgré cela, le système reste déficitaire depuis plus de 10 ans, avec près de 80 millions d’euros de déficit cumulé.

  • Le problème n’est donc pas Netflix.
  • Le problème est la gestion et l’idéologie.

Netflix fait du cinéma

Netflix fait du cinéma différemment, oui mais il crée, produit, diffuse des films, révèle des auteurs, touche le public donc les fans de Netflix sont des cinéphiles légitimes.

Le cinéma n’appartient ni à une élite, ni à une idéologie, ni à un bâtiment il appartient au mouvement, à l’innovation et au public et ça, c’est l’essence même du cinéma.

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