SCANDALE : « Cougar Island » ou quand le « deux poids, deux mesures » valide la prédation au féminin


Alors que nos écrans sont (à raison) saturés de messages sur le consentement et la lutte contre les abus de pouvoir, M6 vient de franchir la ligne rouge. Sous couvert de divertissement estival, l’émission « Cougar Island » expose une hypocrisie médiatique révoltante : la prédation liée à l’âge deviendrait-elle acceptable, voire glamour, dès lors qu’elle est pratiquée par des femmes ?

L’expérience interdite : Et si c’était des hommes ?

Pour comprendre l’ampleur du malaise, il suffit d’un exercice mental simple : inversez les rôles. Imaginez une émission intitulée « Sugar Daddy Island » où des hommes de 55 ans, riches et expérimentés, feraient leur marché parmi des jeunes filles de 18 ou 19 ans, à peine sorties du lycée.

L’opinion publique hurlerait au scandale. Les associations monteraient au créneau. L’ARCOM (ex-CSA) serait saisie en moins de 24 heures pour « apologie de la culture du viol » ou « normalisation de la prédation ». Mais ici, parce que ce sont des femmes d’âge mûr face à des « toy boys » (garçons-jouets), la musique est légère, le montage est humoristique et M6 nous vend cela comme de l’« audace ».

Le mot « Cougar » : Le masque marketing du prédateur

Le terme « Cougar » est devenu un bouclier sémantique. On nous présente ces femmes comme des icônes de l’émancipation, des femmes « qui s’assument ». Mais derrière le marketing, quelle est la réalité ? C’est l’histoire de rapports de force totalement déséquilibrés. On met face à face :

  • D’un côté, des femmes qui ont la maîtrise psychologique, l’expérience de vie et parfois le pouvoir financier.
  • De l’autre, des gamins dont la maturité cérébrale n’est même pas totalement achevée, réduits à leur plastique et à leur capacité à satisfaire les désirs de leurs aînées.

Comment peut-on dénoncer les abus de pouvoir dans le milieu du cinéma ou de l’entreprise et les applaudir sur un plateau de télé-réalité ?

Une complaisance médiatique qui frôle l’illégalité morale

En diffusant ce genre de programme, M6 participe à une forme de pédocriminalité symbolique. En rendant « sexy » l’attrait pour des individus qui pourraient être leurs enfants (voire leurs petits-enfants), la chaîne banalise une déviance.

On assiste à une objectification totale du corps masculin. Sous prétexte que « les hommes aiment ça », on valide l’idée qu’un jeune homme ne peut pas être victime d’un rapport de force malsain. C’est un retour en arrière de trente ans sur la compréhension des mécanismes d’emprise.

Conclusion : L’heure de l’indignation sélective est terminée

Le « deux poids, deux mesures » a assez duré. Si la lutte contre les abus de pouvoir est un combat sérieux, elle ne peut pas s’arrêter là où l’audimat commence.

En validant ce type de schémas, les médias envoient un signal désastreux à la jeunesse : la prédation ne dépendrait pas de l’acte, mais du sexe de celui qui le commet. Il est temps de demander des comptes aux diffuseurs qui sacrifient l’éthique sur l’autel du voyeurisme.

Partagez cet article si vous aussi, vous refusez que l’on traite la prédation comme un simple divertissement de vacances.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *